Hémorragies
Relais
par un tampon compressif![]()
Quand?
|
![]() |
Comment? Réaliser un tampon à l'aide d'un tampon dont la taille est supérieure à celle de la zone qui saigne, par exemple avec un torchon ou un mouchoir propre. Se munir d'un lien large et non élastique tel qu'une cravate, un foulard, une écharpe, ... Glisser progressivement le tampon à la place de la main qui appuie sur la zone qui saigne. Glisser le lien large jusqu'à le placer au niveau du tampon. Entourer la totalité de la zone qui saigne avec le lien en débordant de chaque côté. Ramener les extrémités du lien au milieu du tampon et terminer par deux noeuds simples. |
Pourquoi? Le tampon permettra au sauveteur d'aller alerter les secours en absence de témoin puis de surveiller les fonctions vitales de la victime. Le lien large permet de maintenir le tissu comprimé sur la zone qui saigne. Lors du remplacement de la main qui appuie par le tampon, il faut faire en sorte de ne pas relâcher la compression. Le tampon doit être maintenu fermement et efficacement sur l'endroit qui saigne. Toutefois il ne faut pas serrer excessivement pour ne pas arrêter l'écoulement du sang dans le membre. |
Point
de compression au pli de laine![]()
Quand?
|
|
Comment? Regarder la zone qui saigne. Allonger la victime sur le sol. Le sauveteur fait alerter les secours par un témoin. Ne jamais relâcher la compression à distance. |
Pourquoi? Pour constater qu'une simple compression manuelle ne serait pas suffisante. Pour réaliser la compression à distance qui permettra d'arrêter l'hémorragie et d'éviter l'installation d'une détresse circulatoire. La main restant libre du côté des pieds de la victime permet la surveillance visuelle
et l'accès à la zone qui saigne. L'appui permet l'arrêt de la circulation dans
l'artère principale entre la zone qui saigne et le coeur. |
Point de compression au creux de la salière![]()
Quand?
|
|
Comment? Regarder la zone qui saigne. Le sauveteur s'agenouille au niveau de la tête de la victime, dans l'axe du corps, du côté où se trouve l'hémorragie. Il enfonce le pouce de sa main se trouvant du côté de la tête de la victime, dans le creux sous la clavicule, en direction du pied opposé. Les autres doigts de sa main se placent sous l'omoplate de la victime. Le coude du bras qui appuie repose au sol ou sur le genoux du sauveteur. Le sauveteur fait alerter les secours par un témoin. Ne jamais relâcher la compression à distance. |
Pourquoi? Pour constater qu'une simple compression manuelle est impossible. Pour réaliser la compression à distance qui permettra d'arrêter l'hémorragie et d'éviter l'installation d'une détresse circulatoire. La main restant libre du côté du membre lésé permet la surveillance visuelle et
l'accès à la zone qui saigne. La circulation est arrêtée par la compression de
l'artère sous-clavière entre le pouce du sauveteur et la première côte de la victime. Pour permettre un appui confortable et efficace jusqu'à l'arrivée des secours. Pour éviter une reprise du saignement. |
Point
de compression à la base du cou![]()
| Quand? En cas d'hémorragie du cou, lorsque la compression locale est impossible ou inefficace (principalement en cas de section de l'artère carotide). |
|
Comment? Regarder la zone qui saigne. Allonger la victime sur le sol. Le coude du bras qui appuie repose sur le genoux du sauveteur. Le sauveteur fait alerter les secours par un témoin. Ne jamais relâcher la compression à distance. |
Pourquoi? Pour constater qu'une simple compression manuelle est impossible. Pour réaliser la compression à distance qui permettra d'arrêter l'hémorragie et d'éviter l'installation d'une détresse circulatoire en quelques secondes. La circulation est arrêtée par la compression de l'artère carotide primitive entre
le pouce du sauveteur et les vertèbres cervicales sur le côté du larynx de la victime. Pour permettre un appui confortable et efficace jusqu'à l'arrivée des secours. Pour éviter une reprise du saignement. |
Quand?
|
|
Comment? Le garrot ne doit être fait que s'il n'y a pas d'autre option. Si l'hémorragie est au membre supérieur, le garrot doit être placé sur le bras (au dessus du coude), entre le saignement et l'aisselle. Si l'hémorragie est au membre inférieur, le garrot doit être placé sur la cuisse, entre le saignement et l'aine. Sans lâcher le point de compression, le sauveteur se procure un lien large et non élastique (écharpe, cravate, foulard). Il double le lien avec un brin plus long que l'autre, et le glisse sous le membre à l'endroit du garrot. Il coince le petit brin sous un genou et passe le grand de l'autre côté à l'intérieur du membre. Il serre le grand brin dans la boucle en le faisant tourner. Lorsqu'il est serré, il lâche le point de compression et réalise deux noeuds sur le dessus avec les deux brins. Noter l'heure de pose (0 à 23h) sur ou près de la victime. Alerter les secours. Ne jamais recouvrir ni desserrer le garrot |
Pourquoi? En raison du risque d'amputation du membre et d'accident de levée de garrot. Le garrot doit être placé soit sur l'humérus, soit sur le fémur afin d'arrêter la circulation dans le membre. Cela n'est pas possible sur l'avant bras ou la jambe. De plus le garrot doit être placé entre la zone qui saigne et le coeur. Le serrage du garrot arrête la circulation et relaye ainsi la compression à
distance, qui peut être relâchée. |
Placer en position d'attente la victime
d'une hémorragie![]()
| Quand? Après avoir arrêté le saignement. |
|
Comment? Surveiller la zone du saignement. Si la perte de sang a été importante, relever ou faire relever la ou les jambes non blessées de la victime, en s'aidant d'une chaise, d'une caisse, de couvertures, ... Le sauveteur peut aussi se placer en trépied au niveau des jambes de la victime et les poser sur sa propre cuisse. Lorsque les jambes sont relevées, il ne faut jamais les abaisser ensuite. Regarder la coloration de la victime. Surveiller la conscience. |
Pourquoi? Pour vérifier l'arrêt du saignement. Relever la ou les jambes permet de faire affluer du sang vers le cerveau ce qui évite
l'installation d'une détresse circulatoire. Si la perte de sang est peu importante il
faut éviter de le faire car cela complique le relevage et le transport de la victime, qui
devra reste jambes surélevées jusqu'à l'hôpital. En cas de perte de conscience, si la PLS est impossible, il faut assurer la libération des voies aériennes. Un pouls supérieur à 130 ou inférieur à 40 indiquent une détresse circulatoire. Il est impossible de boire en position allongée, de plus il faut éviter la présence de liquide dans l'estomac de la victime pour faciliter sa prise en charge médicale. |
| Quand? Lorsque le sang s'écoule par un orifice naturel, par exemple la bouche, les oreilles, l'anus, le vagin, l'orifice urinaire.
|
|
Comment? Allonger la victime de manière à faciliter l'écoulement du sang (sauf saignement de nez, ). Appeler un médecin ou le SAMU. Surveiller la victime. Ne pas donner à boire.
|
Pourquoi? Pour le confort de la victime et pour faciliter l'arrivée du sang vers le cerveau. Il est impossible de boire en position allongée, de plus il faut éviter la présence de liquide dans l'estomac de la victime pour faciliter sa prise en charge médicale. |
| Quand? En cas de saignement de nez spontané ou après un choc |
|
Comment? Appuyer sur la narine qui saigne pendant 10 minutes. La victime doit être placée assise, légèrement penchée en avant. Ne pas l'allonger. Si le saignement ne s'arrête pas après 10 minutes, appeler un médecin.
Si le saignement est consécutif à un choc important, surveiller attentivement la conscience et alerter le SAMU. |
Pourquoi? L'appui sur la narine qui saigne permet dans la plupart des cas d'arrêter spontanément le saignement. Cela évite le reflux de sang vers les voies aériennes qui risque de provoquer une inhalation de sang.
Le saignement peut être le signe d'un traumatisme crânien, qu'il faut soigner à l'hôpital. |
Vomissement
ou crachement de sang![]()
| Quand? En cas de vomissement ou de crachement de sang, qui sont les signes d'une hémorragie digestive ou ventilatoire. |
|
Comment? La victime est placée en position assise ou 1/2 assise, de manière à assurer le meilleur confort possible. En cas d'inconscience la victime est placée en PLS. Appeler le SAMU et surveiller la victime. |
Pourquoi? Pour éviter l'inhalation de sang. Ce type d'hémorragie est extrêmement grave. Un traitement d'urgence est nécessaire et justifie l'appel immédiat du SAMU. Aide le médecin dans son diagnostic |
04/09/01
Techniques des premiers secours