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Bilan et surveillance

Controler la conscience Libérer les voies aériennes Controler la respiration Controler le pouls carotidien
Completer le bilan Assurer la surveillance Controler les fonctions vitales du nourisson  

Controler la consciencefleche1.gif (1067 octets)

Quand?

En présence d'une victime inanimée.

 

Comment?

S'accroupir au niveau du bassin de la victime.

Mettre les mains dans celles de la victime.

Poser une question simple (qu'est-ce qui vous arrive ?), donner des ordres simples (ouvrez les yeux, serrez-moi les mains).

 

Si la victime ne répond pas et n'obéit pas, elle est inconsciente.

Pourquoi?

Pour évaluer la conscience de la victime.
 Pour vérifier si la victime est capable de serrer les mains.

Afin de stimuler la victime.

Liberer les voies aeriennesfleche1.gif (1067 octets)

Quand?

Après avoir vérifié la conscience

 

Comment?

Desserrer cravate, col et ceinture si nécessaire.

S'agenouiller au niveau de la tête.

Poser la main du côté tête à plat sur le front de la victime.

Poser l'index et le majeur de la main côté des pieds sous l'os du menton.

Basculer prudemment la tête vers l'arrière avec la main sur le front tout en soulevant le menton avec l'index et le majeur.

Pourquoi?

Pour libérer le passage de l'air vers les poumons de la victime.

Pour faciliter la respiration.
 

Pour accéder aux voies aériennes supérieures de la victime.

 Chez la victime inconsciente, la perte de tonus musculaire peut faire tomber la langue au fond de la gorge. La bascule de la tête en arrière permet de faire remonter la langue et d'aménager ainsi un espace au fond de la gorge permettant le passage de l'air. L'élévation du menton permet de d'orienter l'épiglotte de la victime dans une position favorable au passage de l'air vers les poumons.

Controler la respirationfleche1.gif (1067 octets)

bulletQuand?

Après avoir libéré les voies aériennes

 
bullet

Comment?

Rester agenouillé au niveau de la tête.

Le sauveteur se penche au-dessus de la victime en plaçant oreille et joue près de bouche et du nez de la victime, tout en regardant en direction des pieds de la victime.

Il écoute, observe et sent sur sa joue les mouvements ventilatoires pendant au moins 5-6 secondes.

bulletPourquoi?

Le sauveteur cherche à entendre le souffle et les bruits (sifflements, gargouillements) de la respiration, tout en sentant l'air sur sa joue et en observant les mouvements du thorax et de l'abdomen.

Pour être certain de la présence ou de l'absence de respiration.

Controler le pouls carotidienfleche1.gif (1067 octets)

Quand?

Après avoir contrôlé la respiration

 

Comment?

Rester agenouillé au niveau de la tête de la victime.

Après avoir contrôlé la ventilation, garder la tête de la victime basculée en arrière avec toujours l'index et le majeur sous le menton.

Le sauveteur amène au niveau du cou de la victime la main qu'il avait sur le front lors du contrôle de la respiration.

Il place trois doigts sur la ligne médiane du cou, les ramène vers soi jusqu'à sentir le creux des muscles du cou, enfin il appuie doucement à 45° vers le bas.

Il contrôle le pouls carotidien pendant 5 à 6 secondes.

Pourquoi?

Le pouls est contrôlé à sur l'artère carotide de la victime qui se trouve sur le cou et va au cerveau.

Le contrôle du pouls doit se décomposer en 3 mouvements de manière à bien comprimer la carotide entre la pulpe des doigts et le plan dur formé par les vertèbres cervicales. En cas d'erreur d'appréciation par le sauveteur, l'avenir de la victime est compromis. La technique doit donc être parfaite.

Compléter le bilanfleche1.gif (1067 octets)

Quand?

Après avoir évalué les trois fonctions vitales : conscience, respiration, circulation. Après avoir remédié aux détresses vitales.

 

Comment?

Poser des questions : circonstances de survenue du problème, maladies et traitements de la victime, ...

Rechercher plaies, traumatismes, localisation des douleurs, ...

Couvrir la victime à l'aide d'un vêtement ou d'une couverture.

Pourquoi?

Les informations recueillies permettent de mieux renseigner les secours lors de l'alerte, ou à leur arrivée.

 Pour éviter que la victime ne se refroidisse.

Assurer la surveillancefleche1.gif (1067 octets)

Quand?

Après avoir réalisé les gestes d'urgence nécessaires et après avoir alerté les secours

 

Comment?

Parler à la victime (même si elle est inconsciente), la rassurer.

Compter le nombre de cycles respiratoires de la victime pendant une minute. Normalement, on a au repos :

bulletadulte : 12 à 20 par minute,
bulletenfant : 20 à 30 par minute,
bulletnourrisson (moins d'un an) : 30 à 40 par minute.

Compter le pouls de la victime pendant une minute. Normalement, au repos :

bulletadulte : 50 à 80 pulsations par minute,
bulletenfant : 80 à 120 par minute,
bulletnourrisson : 90 à 140 par minute.

Rechercher les autres signes de détresse vitale : pâleur, sueur, couleur bleutée ou cyanose des lèvres, ...

 

Pourquoi?

Le dialogue avec la victime permet de surveiller sa conscience, de plus la victime d'un accident a besoin de réconfort. Dans certains cas, les victimes inconscientes sont capables de percevoir ce qui leur est dit, et cette stimulation peut les aider à reprendre conscience.

Compter la ventilation et le pouls permet de détecter des anomalies (trop rapide, trop lent, irrégulier, faible) qui sont des signes de gravité de la situation et doivent être indiquées à l'arrivée des secours.

De plus, la ventilation et le pouls peuvent s'arrêter. Il faut alors immédiatement réaliser les gestes d'urgence nécessaires.

Controler les fonctions vitales du nourissonfleche1.gif (1067 octets)

Quand?

En présence d'un enfant de moins de 12 mois.

 

Comment?

Déposer le nourrisson à hauteur du sauveteur, par exemple sur une chaise.

Conscience

Mettre un doigt dans la main du nourrisson, frapper dans les mains, parler fort pour le stimuler.

Respiration

Saisir la tête du nourrisson d'une main en plaçant le pouce d'un côté de la tête et les autres doigts de l'autre. Basculer légèrement et doucement la tête en arrière. Se pencher sur la tête en regardant en direction des pieds (comme pour l'adulte), afin de percevoir le souffle du nourrisson.

Pouls

Tout en maintenant toujours la tête en arrière, placer trois doigts sur la face interne du bras du nourrisson, et appuyer légèrement la pulpe des doigts.

Pourquoi?

Le nourrisson serre spontanément un doigt placé dans sa main.
 La bascule prudente de la tête en arrière permet de libérer les voies aériennes.
  Chez le nourrisson, le cou est trop petit pour permettre de contrôler le pouls carotidien. À la place le pouls est contrôlé sur la face interne du bras.

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04/09/01

Techniques des premiers secours

 

Jilani.Hattab@edunet.tn