
Lorsqu'un photon rencontre un miroir demi-tain (un miroir demi-tain est un miroir qui réfléchit la moitié de la lumière qui lui parvient et laisse passer l'autre moitié) placé à 45°, sa fonction d'onde se sépare en deux. L'une est réfléchie et l'autre continue sa trajectoire au travers du miroir. La fonction d'onde du photon a alors deux pics.
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Réalisons
l'expérience suivante : un faisceau lumineux rencontre un miroir demi-tain
positionné à 45° par rapport au faisceau. Chaque partie
du faisceau rencontre ensuite un miroir à 45° et les deux faisceau
sont réfléchis de façon qu'ils soient réunis sur
un dernier miroir demi-tain. Deux cellules photoélectriques sont placées
dans l'axe des deux faisceaux. Que constate-t-on? S'il s'agissait d'une probabilité
pour que le photon suive une trajectoire ou l'autre, il y aurait 50-50 de
chance que l'un des 2 détecteurs enregistre le photon.
Mais ce n'est pas ce qui se produit. Si les deux trajectoires sont exactement
de même longueur, il y a 100% de chance que le photon atteigne le détecteur
A (dans la direction initiale du photon).
Bien entendu, une telle expérience n'a jamais été réalisée
pour des longueurs d'onde de l'ordre de l'année lumière, mais
les physiciens ne doutent pas du résultat. De telles expériences
ont effectivement été réalisées mais pour des
distances de quelques mètres et les résultats sont en parfait
accord avec les prédictions. Que pouvons nous donc déduire sur
la réalité de l'état d'existence du photon entre sa rencontre
avec le premier miroir et le dernier ? Il semble inévitable que le
photon, d'une façon ou d'une autre, soit passe par les deux chemins
en même temps. Car si un écran absorbant est placé en
travers d'une des deux routes, alors le photon a autant de chance d'atteindre
A que B. Lorsque les deux chemins sont accessibles (et de même longueur),
seul A est atteint, comme si le photon " savait " qu'il ne peur
atteindre B, ce qui signifie qu'il doit avoir " senti " les deux
chemins.
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