L'absorption végétale

Pour survivre, les végétaux sont obligés de préléver l'eau dans leur milieu.

Les plantes, pour la plupart, tirent du sol l’eau et les sels minéraux qui leur sont nécessaires. Les poils absorbants des jeunes racines jouent pour cela un rôle essentiel.

Les éléments minéraux pénètrent à l’état d’ions, soit à partir de la solution du sol, qu’ils soient libres ou insérés dans des complexes organiques (chélats), soit à partir des colloïdes sur lesquels ils sont adsorbés. L’absorption est sensible à de nombreux facteurs, qui tiennent, les uns à l’organisme absorbant, les autres à l’environnement.

L’importance de l’état physiologique des tissus, l’influence de la température et de l’aération amènent à invoquer à côté des causes physiques de l’absorption la mise en jeu de processus métaboliques.

Les mécanismes sont essentiellement les mêmes que dans les transports intercellulaires : pour l’eau, osmose ; pour les ions, diffusion passive et pompes enzymatiques membranaires d’influx ou d’efflux.

Chez les plantes terrestres, l’absorption de l’eau et des éléments minéraux s’effectue essentiellement par les poils absorbants (fig. 1), cellules géantes, très allongées, situées près de l’extrémité des racines. Leur densité est considérable (jusqu’à 2 500 par cm2 chez les graminées) ; leur nombre peut atteindre, pour une plante de moyenne importance, plusieurs milliards. Au total pour un pied deseigle on a pu évaluer (Dittmer) la longueur totale des racines à 250 km et leur surface absorbante à 470 m2.

Les poils absorbants sont rares chez les arbres (chêne, hêtre), et même absents chez beaucoup de conifères (pin) ; ils sont alors remplacés par un feutrage de champignons symbiotes (mycorhizes ). Les plantes aquatiques (élodée) n’ont pas de poils absorbants, sauf si elles se trouvent dans l’obscurité ; l’absorption s’effectue simplement par les parties non subérifiées de la racine. Les algues absorbent par toute leur surface.

Le poil absorbant ne paraît pas avoir de vertus absorbantes particulières. Ce sont seulement ses caractéristiques morphologiques : surface considérable (qui multiplie par un facteurallant de 2 à 10 celle des racines), membrane mince, grande vacuole, qui expliquent son rôle. Le volume du sol exploré par la plante est encore accru du fait que la solution du sol forme un réseau de filets liquides présentant une certaine cohésion.

Un végétal est capable d’attirer l’eau du sol et les sels dissous situés à plusieurs centimètres ou même plusieurs décimètres de lui. L’eau atmosphérique, brouillard ou rosée, peut être absorbée par les racines aériennes ou celles qui courent à ras du sol. Il en est ainsi dans les déserts, où la rosée nocturne est particulièrement abondante.

Parfois une conformation spéciale facilite cette capture : par exemple, chez les orchidées épiphytes, la périphérie des racines est occupée par un voile formé de plusieurs assises de cellules arrondies et peu jointives. Les feuilles contribuent également à l’absorption de l’eau dans les conditions naturelles.

Une fois absorbée, l'eau remonte à l'intérieur de la plante. Elles passent dans les interstices entre 2 cellules. Une fois arrivée en haut du végétal, l'eau s'évapore.

Précedent Retour