| |
|
|
" En l'espace de 100 ans, l'expansion de notre population et notre puissance économique ont échappé à toute mesure et menacent de devenir explosives. Guerres et catastrophes se multiplient. Avec ou sans métaphore, nous vivons sur une planète en feu. " Jean-Yves Cousteau Le plus grand danger du milieu marin est l'Homme. Il l'a prouvé à plusieurs reprises. de nombreuses marées noires ont pollué nos côtes. lHomme est allé jusquà faire disparaître des mers pour son économie ( èchement de la mer d'Araal pour détourner l'eau vers des champs de coton ). L'océan, berceau de la vie, et qui en est pour beaucoup le refuge ultime, n'est plus aujourd'hui qu'un désert virtuel, entrecoupé par des oasis menacés. Le principal danger qui le guette vient des assauts multipliés dont ses zones critiques, notamment ses côtes, sa surface et ses fonds, sont l'objet. Aux grandes tueries de la faune marine, imputables au poison chimiques de notre industrie, s'ajoute la destruction des abris, des aires nourricières et des zones de reproduction de nombreuse espèces. Nos activités (construction de ports, trafic maritime, pêche, etc) en sont la cause essentielle. La mer est un immense réservoir chimique, où se sont accumulés pratiquement tous les éléments et tous les composés naturels de la Terre. Pourtant, les polluants chimiques sont entrain, aujourd'hui, de compromettre définitivement l'équilibre écologique des mers. Les bio-concentrations progressives et la stabilité des substances toxiques rejetées à l'océan, font que sa capacité naturelle d'auto-épuration est impuissant à éliminer tout ce qu'on lui abandonne. Linquiétude sest emparée des esprits, l'écologie appliquée commence à porter ses fruits dans le domaine de la protection des océans. Mais ce qui a été fait jusqu'ici pour prévenir ou guérir la pollution est négligeable, parfois même dangereux. Trop rares étaient en effet ceux qui avaient véritablement compris la nature et l'ampleur du péril. Grâce à l'océanographie moderne, le problème est néanmoins maintenant clairement posé. Les quelques rares tentatives entreprise pour mettre fin à l'assassinat des océans n'ont guère été soute nues, ni par les industriels, ni par les politiciens, ni même par le grand public. Il faut reconnaître que la propreté des mers coûte cher, que les chantages à l'emploi marchent à merveille, et que la protection des eaux nécessitent une collaboration internationale mal accordée avec les intrigues de la politique traditionnelle. Faut-il être résolument pessimiste ? Faut-il être modérément optimiste. S'il est bien vrai qu'il n'est pas nécessaire de réussir pour persévérer, il n'est pas mauvais despérer pour entreprendre. |