- Francesco Maria Veracini
- Jean-Sébastien Bach
- Giuseppe Tartini

Francesco
Maria Veracini
(Florence
1690 - 1768)
Veracini
étudie d’abord la musique avec son oncle Antonio, lui-même violoniste
et compositeur. En 1711 ou 1712, il joue en public à Saint-Marc
de Venise, et à Santa Maria dei Frari, où Tartini est
profondément impressionné par ses capacités extraordinaires.
Veracini voyage beaucoup dans toute l’Europe et donne des concerts
qui le rendent célèbre bien au-delà des frontières de l’Italie.
En 1714, il est soliste à Londres, puis l’année suivante à Düsseldorf.
Influencé
par Corelli et Vivaldi, Veracini écrira un recueil de douze
"Sonates pour violon ou flûte", des opéras, dont 2 d’entre
eux connaîtront un vif succès à Londres, douze "Sonates pour
violon et basse continue" op.11, douze "Sonates académiques
pour violon et basse continue" op.2.
En
1747, à Florence, Veracini composera également pour la musique
religieuse.

Jean-Sébastien
Bach
(Eisenach 1685 - Leipzig 1750)
C’est
le 21 mars 1685 à Eisenach en Thuring, dans une famille de musiciens,
que Jean-Sébastien Bach voit le jour. Il reçoit une solide formation
musicale de son père, qui lui enseigne très tôt la pratique
des instruments à cordes, de son oncle, qui lui apprend
à jouer de l’orgue et de son frère aîné, Johann Christoph, élève
de Pachelbel et organiste, qui l’initie au clavecin et à la
composition. À l’âge de 18 ans, alors organiste de la ville
d’Arnstadt, Bach compose sa première cantate. Puis il va étudier
avec Dietrich Buxtehude, organiste et compositeur allemand dont
la musique influencera particulièrement sa propre création.
En 1707, alors qu’il est organiste à l’église Saint-Blaise de
Mühlhausen, Bach épouse sa cousine Maria Barbara Bach, avec
qui il aura 7 enfants.
En
1708, Jean-Sébastien Bach quitte Mühlhausen pour exercer, à
la cour du Duc de Weimar, les fonctions d’organiste, de violon
solo et de compositeur. C’est là qu’il composera de nombreuses
oeuvres pour orgue, dont la fameuse "Toccata et fugue" en ré
mineur (1716).
En
1717, Bach quittera la cour de Weimar pour celle du Prince Léopold
d’Anhalt-Cöthen (1717-1723). Entre eux, de véritables liens
d’amitié vont s’établir, permettant ainsi à Bach de bénéficier
d’excellentes conditions matérielles pour travailler. Cette
période sera pour lui très féconde. Il écrira ses "Suites anglaises"
(1724-1725), ses "Suites françaises" (1722), des "Partitas"
(1726-1731), des ouvertures pour orchestre, les "Six Concertos
brandebourgeois" (1721) et son premier livre du "Clavier bien
tempéré" (1722).
En
1721, un an après la mort de sa femme Maria Barbara, Bach se
remarie avec Anna Magdalena Wilcken, une chanteuse. Ils auront
13 enfants, dont 10 mourront en bas âge. En 1723, nouveau départ:
Bach quitte la cour de Cöthen et obtient le poste de Cantor
à l’église Saint-Thomas de Leipzig. Mais là encore, tensions
et difficultés persistent. L’énergie que déploie Bach est néanmoins
débordante: il compose des cantates (300, dont 200 seulement
nous sont parvenues), des passions, des motets, une messe,
des chorals, des oeuvres pour clavecin.
Atteint
de cécité et rongé par la maladie, Bach s’éteint à Leipzig le
28 juillet 1750.

Prélude
de la Partita en mi majeur.
Par
l’un de ses fils, nous savons que Jean-Sébastien Bach joua
du violon d’une façon claire et pénétrante jusque dans sa
vieillesse. Il a écrit parmi les plus belles pages de musique
pour le violon. Ses oeuvres, incontournables, constituent
d’ailleurs une base fondamentale dans l’étude du violon.
À côté des merveilleux Concertos en mi majeur et en la
mineur, et du magnifique Concerto pour deux violons en ré
mineur, le quatrième Concerto brandebourgeois en sol
majeur constitue un véritable concerto pour violon avec deux
flûtes à bec concertantes. Les six "Soli a violino solo senza
basso", composés à Cöthen vers 1720, dépassent en difficulté
technique tout ce qui avait paru auparavant. N’oublions pas
de mentionner la "Chaconne" (de la deuxième Partita en
ré mineur), une oeuvre monumentale, d’une profondeur extrême,
presque religieuse, et le célèbre Prélude de la troisième Partita,
en mi majeur. Outre ces oeuvres-là, et d’autres que nous
n’avons pas citées, ajoutons encore les innombrables et très
intéressants soli de violon de ses nombreuses oeuvres
vocales.
Jean-Sébastien BACH (1685-1750), Partita en Ré mineur
pour violon seul, Sarabande, violin: Andrée
Armène Stakian, © 1991 VDE-GALLO
Jean-Sébastien BACH (1685-1750), Partita en Ré mineur
pour violon seul, Chaconne, violin: Andrée Armène
Stakian, © 1991 VDE-GALLO
C’est
Jean-Sébastien Bach, esprit à la fois génial et méthodique,
qui a conduit l’art du contrepoint (la superposition de plusieurs
lignes mélodiques, ainsi que les règles qui régissent cette
superposition) à son apogée.

Giuseppe
Tartini
(Pirano 1692 - Padoue 1770)
Tartini,
considéré comme l’un des plus grands maîtres du violon,
fit ses études à Assise et fonda une école de violon à Padoue
en 1728. Il aurait découvert le phénomène acoustique des "sons
résultants"; en effet, il avait remarqué qu’une troisième note
("terzo suono", 3e son) est audible chaque fois que deux
notes sont produites régulièrement... Il fit évoluer l’archet
du violon en l’allongeant.
Tartini
a légué aux violonistes une oeuvre assez importante; près
de 150 concertos et 100 sonates pour violon dont la plus
célèbre est "Le Trille du diable". En outre, il a écrit plusieurs
traités théoriques.
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